Rencontre-débat : De Labège-Innopole à ENOVA

Intervenants

Présentation du Projet par Jacques Oberti (Président du Sicoval) et Alain Serieys (Président de la Société Publique Locale d'Aménagement ENOVA : diaporama

Dossier de concertation du projet à télécharger 

 

 

Émulations des ateliers

Anticiper dès à présent l’intégration du nouveau quartier d’habitat au village de Labège.

A proximité du terminus de la 3e ligne de métro (gare multimodale La Cadène), le projet de réaménagement de Labège-Innopole prévoit de construire un nouveau quartier mixant logements, bureaux, équipements, commerces et services. A terme 900 logements seront construits dans ce quartier qui se trouve  à vol d’oiseau  à 500 m (700 à 800 mètres par chemin piétonnier ?) des premiers lotissements de Labège-Village. L’idée forte est que ce quartier soit bien lié au village de Labège.  Pour cela la notion d’appartenance doit être prise en compte dès le début du projet.

Cette identité doit être conçue dès le départ par une dénomination de ce nouveau quartier dont le nom pourra être choisi par la population avec si possible la participation des nouveaux habitants. Mais les liens entre les deux sites doivent être envisagés par des déplacements réciproques de l’un vers l’autre et donc par des aménagements urbains qui « inciteraient » à fréquenter les deux lieux (crèche, salles pour les associations, place publique, évènements …).

La diagonale dédiée « au cheminement apaisé » (marche, vélo, navette électrique…) qui desservira l’ensemble de la nouvelle zone devra être connectée aux réseaux de circulation des modes doux de Labège (pistes cyclables, cheminements piétons…). Le Codev préconise que cette transition s’effectue par un passage sécurisé (traversé de la D57) avec une continuité de liaisons des navettes au-delà des limites de la zone d’activités ENOVA avec le centre du village de Labège. L’école de Labège et ses installations périphériques seront un des sites majeur du cœur de village.

De même des commerces et services devront être implantés dans le nouveau quartier d’habitat, un débat en déterminera leur typicité, compte tenu de ceux existants de part et d’autre de la zone Enova et du village. Ces commerces et services devront privilégier la proximité avec la voie de circulation de la diagonale et la gare multimodale située près de la Cadène (il faudra aussi trouver un nom à cette gare, la Cadène étant le nom de l’établissement privé d’enseignement).

Enfin, la zone verte tampon qui se trouve des deux côtés de la RD57 pourrait être valorisée en zone de loisirs avec des aménagements dédiés (cheminements doux, jeux pour enfants, bancs…) afin de devenir symboliquement un lieu de rencontre entre les futurs et anciens labégeois.

Faciliter la mobilité interne et l’accessibilité externe de la nouvelle zone d’activités

Alors qu’aujourd’hui la part modale des déplacements sur Labège est en faveur de la voiture individuelle (plus de 80% des déplacements), le nouveau projet vise à proposer des alternatives à la voiture avec le prolongement de la ligne B de métro, la desserte de la zone par la future 3e ligne, le train ainsi que la diagonale des modes doux.

On note qu’un nombre conséquent de personnes plébiscitent l’amélioration du transport en train : meilleur cadencement, fiabilité, élargissement des plages horaires, création d’un réseau express régional (RER) en étoile à l’image de Paris avec des connexions directes nord-sud / est-ouest de l’agglomération. De même, le renforcement des lignes de bus en connexion avec la future gare multimodale de la Cadène est également demandé.

L’accessibilité à cette nouvelle zone pourra également être améliorée par un maillage plus structurant de voies cyclables en provenance des communes avoisinantes (Escalquens, Castanet-Tolosan, Saint-Orens, Toulouse …).

A l’échelle de la zone d’activité, la création de la diagonale « modes doux » est appréciée. Afin de faciliter les déplacements, il est demandé de pouvoir bénéficier de locations de moyens de transports individuels (vélo, trottinettes, véhicules électriques…) quadrillé sur l’ensemble de la zone. Pour des questions de sécurité et de bien-vivre ensemble, des limitations de vitesse à 30 km/h devront être adoptées sur l’ensemble du périmètre.

Enfin le calibrage du parking relais du futur terminus de la 3e ligne de métro devra être assez conséquent pour absorber l’ensemble des flux provenant du Lauragais. Une réflexion sur le partage des parkings entre entreprises et habitations pourra aussi optimiser le stationnement sur la zone. 

Prévoir les aménagements qui garantissent un cadre de vie durable

Viser un cadre de vie durable passe par deux impératifs :

- Bénéficier d’une gouvernance ouverte, participative, écologique, sociale, privilégiant les liens entre les utilisateurs / habitants tout au long de l’élaboration du projet.

- Favoriser une vie collective permettant la mixité sociale, générationnelle, la multi-culturalité, tout en limitant la pollution (transports et végétalisation)

Une suggestion serait de faire participer aux réflexions sur l’urbanisme les populations qui pourraient y habiter prochainement  (entreprises, commerces, habitants…). En particulier mener une réflexion sur l’évolution des modes de travail, et donc une meilleure répartition entre bureaux / habitations /loisirs.

L’aménagement durable passe aussi par une réflexion sur les énergies :

-  orientation des rues favorisant la circulation de l’air

-  conception et orientation des bâtiments vers l’énergie positive

- privilégier les énergies renouvelables (géothermie, panneaux solaires). En particulier prévoir un avantage pour ceux qui financeraient la mise place de ces installations pour leur bâtiment. Quels liens avec le réseau chaleur évoqué ?

-  Mais aussi créer une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (financement participatif collectivités, entreprises, citoyens) pour gérer la production d’énergie et la répartition  en vue de l’autoconsommation.

Cela passe aussi par un traitement adapté des eaux

- Collecter les eaux pluviales (arrosage, usage non alimentaire et/ou sanitaire dans les bâtiments, espaces verts, utilisation intelligente de l’eau comme à Séville ou Grenade.)

- Ré-utiliser les eaux usées après épuration en espaces végétalisés

- Privilégier systématiquement l’infiltration  (jardins, espaces verts, béton drainant,  un minimum de surfaces imperméables, végétalisation des toits.)

- Préserver une zone « naturelle » le long de l’Hers

Là encore prévoir un avantage (bonus)  pour ceux qui mettraient en place de tels aménagements (écologie incitative et donc non punitive).

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