Les principes de construction de l'ALSH

Afin de réduire l’empreinte énergétique du bâtiment, une réflexion approfondie a été menée sur l’ensemble des composants du bâtiment et de ces espaces attenants.

Grâce à de nombreuses études menées par un bureau d’études indépendant, le projet de construction de l’ALSH Castanet  a pu être optimisé dans tous les secteurs de sa construction par rapport à un bâtiment réglementaire.

Comment limiter l’empreinte carbone du bâtiment ALSH ?

Lors de la conception

Lors de la phase de conception, un certain nombre de leviers ont été actionnés pour limiter l’empreinte carbone :

  • Mutualisation des espaces et des infrastructures pour limiter les dépenses carbones en évitant une multiplication des installations et donc des impacts :
    • Parking mutualisé avec la salle du Lac
    • Salle polyvalente accessible indépendamment

  • Eco-conception du bâtiment permettant une installation sobre en carbone,  qui prend en compte les impacts environnementaux de la construction qu’à l’utilisation. L’utilisation des matériaux bas carbones est privilégiée  (matériaux bois et biosourcés, métaux recyclés, béton bas-carbone).

1 - Des parois performantes

Afin de réduire au maximum l’empreinte énergétique du bâtiment, le choix s’est porté vers la mise en oeuvre de parois très performantes.

2 - Le choix des éco-matériaux ou des matériaux biosourcés

Le choix des matériaux utilisés s’est porté en priorité sur des matériaux biosourcés ou éco matériaux :

Le choix de certains de ces matériaux permet au projet d’atteindre le niveau 3 du label Biosourcé. Au-delà de leur capacité à stocker le carbone, les matériaux biosourcés, présentent des faibles besoins en énergie de fabrication et en eau ce qui permet de réduire l’empreinte énergétique de la construction.

3. Des menuiseries extérieures efficaces

Le haut niveau de performances des parois du bâtiment No Watt a été complété par un niveau de performance élevé des menuiseries avec notamment la mise en oeuvre de triple vitrage sur la façade nord.

Afin de réduire les besoins en rafraichissement, des protections solaires efficaces en complément de vitrage adapté ont été mises en oeuvre.

 4. Une étanchéité à l’air maitrisée

Afin de compléter les éléments précédents, un renforcement important de l’étanchéité à l’air a été demandé pour le bâtiment No Watt. Ce niveau de performance sera à minima vérifié par des tests d’étanchéité à l’air en cours de chantier et à la fin des travaux.


 5. Des systèmes techniques performants

Le choix de systèmes très performants a été fait afin d’assurer au projet No Watt des consommations énergétiques optimisées par rapport au niveau RT 2012.

L’étude de simulation thermique dynamique a mis en avant la possibilité d’utiliser les sondes géothermiques en mode « géocooling » tout en assurant le confort des usagers en période estivale.

Le terme de géocooling désigne l’utilisation « directe » de la température de la nappe (avec interposition d’un échangeur) sans utilisation du cycle frigorifique de la pompe à chaleur pour assurer le rafraîchissement. Ce qui signifie qu’il n’y a pas de prise en compte de EER.

L’intérêt majeur d’un tel système est d’utiliser au maximum l’énergie du sol, sans pertes dues au fonctionnement des éléments de la pompe à chaleur.
Ce système est dit « passif » en opposition au système « actif » utilisant une pompe à chaleur ou un groupe froid.
L’ensemble de ces systèmes sont complétés par la mise en oeuvre d’une production photovoltaïque afin d’atteindre le niveau BEPOS Effinergie 2017.

  • Sobriété  énergétique du bâtiment

L’empreinte énergétique du bâtiment est réduite de 38 années par rapport au bâtiment réglementaire RT2012.

Lors de l’exploitation

Limiter l’empreinte carbone en phase d’exploitation passe avant tout par une maîtrise de la consommation énergétique :

  • Réduction des besoins (sobriété, mutualisation et efficacité énergétique) ;
  • Formation des occupants avec Assistance Maîtrise d’Usage
  • Utilisation d’énergie bas carbone (biomasse, géothermie, électricité bas-carbone, …) ;
  • Production d’énergie renouvelable, de récupération.

Voir sur le long terme…

En moyenne, un bâtiment présente une longue durée de vie de l’ordre de 50 ans. Une prise en compte des futures mutations possibles (changement d’usage, réorganisation partielle, …) permettra de limiter l’impact carbone dans la durée en évitant par exemple une destruction prématurée, ou une rénovation lourde. La flexibilité fonctionnelle des installations est donc un levier d’action sur le long terme.  De même la même manière, envisager la fin de vie des installations (réemploi des matériaux, valorisation matière, …) doit permettre de limiter l’empreinte carbone.

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