Clermont-le-Fort

Perché sur une falaise de 80 m de haut, Clermont-le-Fort domine l’Ariège. L’occupation de ce site est très ancienne, comme en témoigne la « motte castrale* ». Ancien fort, le village conserve plusieurs traces de son passé médiéval. C’est aujourd’hui un lieu privilégié de découverte du patrimoine local.

Le fort : sur les pas des seigneurs méridionaux (XIIe-XXe)

Du fort reconstruit par Odet d’Isalguier, il reste la porte monumentale, rare spécimen de l’architecture militaire toulousaine. Le choeur de l’église et le puits-citerne creusé dans le roc à plus de 20 mètres de profondeur, remontent à l’époque romane, aux tous premiers seigneurs de Clermont.

Le château de Lacroix (XVIe) : l’époque prospère du pastel*

Construit sur l’emplacement du Castelviel, il fut érigé par François Delpech, un riche marchand pastelier. De caractère défensif, ce château de plaine allie l’architecture militaire et l’art de la Renaissance. Des quatre tours d’origine, une seule subsiste.

(*) plante dont les feuilles produisent un bleu utilisé en teinture et dont le commerce fit la richesse de Toulouse aux XVe et XVIe siècles

La légende de Notre-Dame des Bois

L’église de Clermont-le-Fort conserve la statue d’une Vierge du XIIIe siècle, autrefois vénérée sur les lieux de sa découverte, l’actuel oratoire de Notre-Dame des Bois. La légende raconte qu’un taureau aurait découvert la statue sous un genévrier. Les hommes décidèrent de porter la statue en procession aux paroisses voisines mais une force indescriptible paralysa l’attelage. On en conclut que la Vierge voulait être vénérée à l’endroit même de sa découverte.

L’église Saint-Pierre, Saint-Eutrope (XIIIe-XIXe)

Toutes les époques ont laissé leur empreinte dans cet édifice : le choeur a des murs romans (XIIe), l’arceau du choeur et de l’entrée sont gothiques (XVe), une chapelle a été rajoutée au XVIe. L’autre chapelle, la voûte et le clocher datent du XIXe. L’arceau au-dessus du choeur regroupe huit médaillons représentant les villages voisins partant en pèlerinage à Notre-Dame des Bois.

(*) levée de terre utilisée au XIe siècle pour supporter une fortification de bois. Deux mottes castrales ont dû exister à Clermont-le-Fort, celle qui donna naissance au village et celle appelée localement « tumulus »

À voir également

Stèle du paléontologue Jean-Baptiste Noulet (1951) • motte castrale* (XIe) • sentier botanique • table d’orientation avec vue sur les vallées de l’Ariège et de la Lèze • croix dite de Saint-Louis (XIXe) devant la table d’orientation • ramier

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