Egalité : des actions pour sensibiliser les jeunes

Si les enfants apprennent très tôt la devise « liberté, égalité, fraternité », comment ces trois mots se trouvent-ils leur traduction au quotidien ? C’est pour explorer cette question avec les jeunes que le Sicoval met en place des actions de sensibilisation. Le thème de l’égalité, plus particulièrement, a été abordé dans les centres de loisirs et les espaces jeunes du territoire…

La solidarité et l'égalité animent plusieurs des actions menées par la communauté d’agglomération. Récemment, deux projets ont été initiés dans le cadre de sa politique de coopération internationale et de son conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance et associant les structures enfance et jeunesse :

  • Participation à la semaine nationale d’éducation et d’action de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, en partenariat avec l’Ecole des droits de l‘homme ;
  • actions de sensibilisation sur l’égalité filles-garçons, avec les associations de l’Apiaf et Artemisia.

SOMMES-NOUS TOUS DE LA MÊME FAMILLE ? 

Promouvoir la tolérance et le dialogue interculturel : telle était l’ambition des actions mises en œuvre avec les espaces jeunes de Baziège, Montgiscard et Ayguesvives.
Dans un premier temps, les ados ont découvert l’exposition « Sommes-nous tous de la même famille ? », qui explore, à travers les regards croisés de scientifiques, les origines de l’Homme et les différences susceptibles de nourrir les préjugés. Puis, pendant les vacances scolaires, les jeunes ont participé à un ciné-débat animé par l’Ecole des droits de l’homme.

Un excellent dossier

Vendredi 7 avril : les ados ont rendez-vous au cinéma de Montgiscard. Au programme, un court-métrage intitulé Un excellent dossier : un couple, propriétaire d’un très bel appartement, rencontre les étudiants qui souhaitent le louer. Ils ont un excellent dossier mais les préjugés des propriétaires jouent contre eux…

Ce scénario contre les discriminations est le point de départ à un échange entre les jeunes, animé par l’Ecole des droits de l’homme : qu’est-ce qu’une discrimination ? D’où viennent et qu’est-ce qui alimente les stéréotypes ? Comment lutter contre les préjugés ? Que faire quand on est victime de discrimination ?...

Que retiennent les ados de ce moment d’échange ? « La discrimination, c’est refuser à quelqu’un d’accéder à un droit. », résument Leila, Gaël et Anaïs. Il ne faut pas juger les gens trop rapidement, ni se fier aux apparences  ! »

 

EGALITE FILLES-GARÇONS : ILS EN PARLENT

Dans le cadre d’une expérimentation menée sur le secteur est du territoire , les centres de loisirs et espaces jeunes de Belberaud, Escalquens, Lauzerville et Labège proposent des activités sur le thème de l’égalité entre les filles et les garçons. Ces interventions sont réalisées en partenariat avec les associations de l’Apiaf et Artémisia, qui mettent en œuvre des actions de prévention des comportements sexistes et de promotion de l’égalité entre filles et garçons.

Pourquoi  ces actions? Parce que les stéréotypes sexués imposent des modèles de « bonne conduite » qui limitent le champ des possibles auquel chacune et chacun peut aspirer …Et parce que ces stéréotypes alimentent la persistance des inégalités entre hommes et femmes.

 

Quand Mulan suscite le débat…

Lundi 3 avril, à l’espace jeunes d’Escalquens,  25 ados se sont réunis pour regarder ensemble Mulan : dans la Chine ancienne, une jeune fille est contrainte de se faire passer pour un homme pour pouvoir s’engager à la place de son père,  trop âgé,  dans l’armée chinoise qui doit partir en guerre.

A la fin de ce film d’animation, le débat est lancé ;  les jeunes questionnent les stéréotypes et échangent leurs points de vue … « Avant, les relations filles garçons étaient moins égalitaires », constate Maëlle . Maintenant, ça a changé mais il reste de choses à faire ». « Par exemple, poursuit  Nadine,  ce n’est pas normal que les femmes soient moins embauchées ou moins payées que les hommes, ou qu’on dise aux garçons qu’ils doivent être forts et ne pas pleurer… »

Le débat se clôt sur un constat : plus d’égalité, c’est aussi plus de liberté.  Dégagés du poids des stéréotypes et des préjugés, chacun ( e )  peut alors devenir tout ce qu’il ou elle  a envie d’être.

 

Pas de foot pour les filles ? 

Au centre de loisirs de Lauzerville, c’est à travers le jeu que les 6 -11 ans ont réfléchi à l’égalité filles-garçons. Réunis en cercle, les enfants se lancent une entame de phrase et une balle : en la rattrapant, les camarades complètent la phrase.« Une fille, ça aime bien le rose », « un garçon, c’est fort » : les propositions fusent, et les enfants réagissent : « c’est pas tout le temps vrai », « ça dépend des gens »….

Puis les enfants se transforment en « tableaux vivants », pour faire deviner des phrases habituellement associées à un sexe mais mis en scène par l’autre : « être fort », mime ainsi une fille, ou « prendre soin des autres »,  interprété par un garçon. Les poses des enfants sont photographiées, pour être présentées aux parents lors d’une exposition clôturant la semaine…

Là encore, le but est de questionner les stéréotypes. « Moi, je joue aux petites voitures avec mon frère, et il joue à la poupée avec moi », raconte la petite Louise. Charline, Martin et les autres sont d’accord : « les filles et les garçons ont les mêmes droits ! »

 

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